Le Syndicat Linaro n'est pas une société commerciale comme les autres. Il répond d'abord à une idéologie et à la volonté d'éleveurs de poneys de placer la France au premier rang des nations européennes en matière de production de poneys de sport d’élite.
Le développement du Syndicat Linaro fait force de légitimité : de 45 saillies effectuées par un seul étalon en 1999, il est passé à 178 saillies en 2002 avec cinq étalons et avec les 12 étalons de son catalogue Elite (soit 2.63 % des plus de 450 étalons en activité des quatre plus importantes races de sport), il a réalisé en France 10% des saillies en 2004. Son action est éminemment bénéfique au progrès génétique et sera de loin supérieure à toutes les initiatives associatives jamais initiées en France. Pour en prendre la mesure, il suffit de se reporter aux résultats de ses étalons tant dans le domaine du sport que de l'élevage, lors des dernières confrontations - et ce n'est qu'un début, le meilleur restant à venir.
Les propos francs et directs de son gérant Jean-Marc Lefèvre n’ont d’autre but que de répéter de manière passionnelle et quasi obsessionnelle la quête constante de l'excellence, sans se priver à l’occasion de dénoncer les dérives qui surviennent dans le milieu. Ce quinquagénaire qui élève depuis 32 ans n’est animé que par la force et la détermination de sa légitime action.
Les dirigeants du Syndicat Linaro détiennent une très grande connaissance du paysage européen de l'élevage du poney de sport. Ils voyagent et se documentent en permanence, n’affirment jamais rien qui n’ait été préalablement vérifié, ce qui leur permet de parler et d'argumenter avec sincérité. Leur communication est transparente, honnête et sans complaisance. Pour ce qui les concerne, ils n'ont jamais transmis à la presse ni à leurs clients de fausses informations. Leurs affirmations sont incontestables : en un mot, ils parlent de ce qu’ils connaissent.
Le Syndicat Linaro n’est ni marchand de paillettes ni prescripteur d'actes liés à la reproduction. Sa raison d’être est avant tout de rendre une génétique d’élite le plus largement accessible à tous, tant par ses tarifs que par le choix de son réseau de distribution. Ses charges sont réduites et ses investissements, concentrés sur l’acquisition et la location d’étalons d’élite. Sa démarche est donc plutôt de type coopératif, mais sans gaspillage. Ses membres dirigeants donnent beaucoup à titre personnel pour répondre à ces exigences. Une telle rigueur dans la mise en œuvre concrète de leur projet idéologique au service de tous leur confère des droits qu’ils ne manquent jamais de revendiquer dès que le besoin s’en fait sentir.
Le Syndicat Linaro semble plus que jamais au cœur de l’actualité de l’élevage du poney de sport.
Oui, nos étalons ont continué leur progression en termes de juments saillies : en 2004, plus de 500 (en tenant compte de l’export qui a vraiment démarré cette année) contre 450 l’an passé.
Ronaldo continue à asseoir sa supériorité comme père de gagnants internationaux : après Fred, Romantico, De Hofstede Halesius, Karmalita Mad Max et Euro 3, c’est au tour de Kantje’s Allard d’avoir participé aux championnats d’Europe, en Pologne en juillet dernier sous couleurs belges. Et plusieurs autres de ses produits comme Eline, Siba ou Kantje’s Manfred ont rejoint le clan de poneys de CSIP.
Par ailleurs, Linaro continue à exercer un fort pouvoir de séduction auprès des éleveurs, puisque c’est une fois encore l’étalon poney le plus utilisé en France. En outre, sa production est très appréciée des juges et nombre de ses jeunes rejetons sont tête de liste des concours d’élevage. Il est déjà omniprésent et incontournable.
Glenn, lui, est le quatrième plus populaire des étalons avec 58 juments saillies. Et encore, je pense que personne n’est véritablement conscient de la valeur de ce sire : c’est peut-être le meilleur sauteur de nos performers internationaux, pour ce qui concerne les moyens et le style.
Quant aux produits de Naughty van Graaf Janshof, ils font l’unanimité des éleveurs et des utilisateurs, du point de vue de leur aptitude à l’obstacle notamment. De sa production encore jeune, plusieurs poneys sont déjà bien indicés, dont deux au-dessus de 140.
Enfin, les premiers foals français d’Aron nés au printemps dernier ont cartonné lors des derniers championnats d’élevage ! Cet étalon a tout pour lui : de vraies performances internationales, une excellent souche basse, une superbe locomotion, un modèle très régulier, une production déjà confirmée en Allemagne et un charisme hors du commun. La seule chose que l’on pouvait craindre qu’il transmette - son manque d’épaisseur et d’os - ne s’est pas révélée fondée du tout, d’où le succès de ses premiers foals.
Vos étalons qui tournent en compétition n’ont pas démérité non plus, n’est-ce pas ?
En effet. Dexter Leam Pondi est toujours la grande vedette française et s’il est passé à côté du podium individuel en Pologne pour cause d’une saison trop amputée par une blessure à un membre, il a pleinement joué avec Alice Chambaud son rôle de pilier dans l’obtention de la médaille de bronze par équipe. Au haras, il a fait cartes pleines, avec un stock de semence malheureusement insuffisant. Ses produits à l’image de Iena et Ix de l’Aulne démontrent le génie qu’il transmet à l’obstacle et une bonne proportion d’entre eux s’exprime désormais à haut niveau. Nous venons d’ailleurs d’exporter en Grande-Bretagne une de ses pouliches née en 2004.
Puis, parallèlement à sa saison de monte, Teake It Easy a renoué, à l’âge de seize ans et après trois ans d’arrêt de la compétition, avec les concours, mais en dressage – ce qui n’a finalement pu se réaliser pour Aron comme nous l’avions envisagé l’an passé. Après une très bonne saison avec sa cavalière Anaïs Thibot, ce vainqueur de la petite finale des championnats d’Europe de CSO de 1997, a terminé vice-champion de France de dressage Grand Prix Elite en juillet dernier. Il devait participer aux championnats d’Europe quelques semaines après Lamotte-Beuvron et devenir ainsi le seul étalon à avoir jamais participé aux championnats d’Europe dans deux disciplines différentes ; mais comme tout le monde le sait, la Fédération a décidé de n’envoyer aucune équipe…Comme cette triste situation ne devrait pas se reproduire cette année, nous avons pris la décision coûteuse de ne pas l’exploiter en 2005 pour la fonction pour laquelle nous achetons nos étalons à savoir la reproduction. Nous le consacrerons en effet exclusivement à la compétition pendant un an, sous la selle de la championne de France Grand Prix Elite Pauline Leclercq – Anais, qui aura réalisé un travail fantastique sur Teake It Easy, n’ayant plus l’âge requis pour concourir en épreuves internationales. Cet étalon également a vu ses produits particulièrement briller dans le championnat de France d’élevage des Poneys Français de Selle, puisqu’ils ont décroché trois titres de champions sur les six décernés (foals, 2 ans, 3 ans, mâles et femelles).
Mais il n’y a pas que Dexter et Teake qui ont réussi en sport…
Non, c’est exact. Notre première acquisition 2004, le Poney de Selle Allemand Mac Geyver, est entré dans le cercle restreint du Top 20 européen des performers internationaux pour avoir participé aux championnats d’Europe à Jaszkowo. Cette gravure est un de nos tout meilleurs étalons en ce qui concerne le modèle et les allures. Il ne sera disponible qu’en IAC en 2005, mais sa semence congelée est d’une rare qualité, parmi les meilleures que nous ayons.
Quant à Jimmerdor de Florys, il a fait sensation dans le très gros championnat de France Grand Prix Elite, à l’âge de 7 ans sous la selle de Morgane de Chastanet, elle-même âgée de 12 ans. Ce jeune étalon a vraiment beaucoup d’atouts ; il fait d’ailleurs l’unanimité et beaucoup voient en lui un poney de sport de très haut niveau et un étalon d’avenir.
Enfin, Kaliméro, après son titre de champion des 5 ans C, a remporté celui des 6 ans. Il a en outre terminé 5ème du championnat de France C1 Elite – tout cela après moins de deux ans de compétition, grâce au talant de sa cavalière Constance Fabre.
Quelle a été votre stratégie en ce qui concerne Mac Geyver qui ne correspondait pas au départ à vos critères habituels (c’est-à-dire avoir participé aux championnats d’Europe ou avoir produit des poneys qui y ont concouru) ?
Nous avons tenu à légitimer notre intérêt pour cet étalon en lui donnant l’opportunité de faire un couple en un minimum de temps en vue des championnats d’Europe. Après trois mois passés sous la selle du cavalier luxembourgeois Victor Bettendorf, il a participé à cette compétition d’une difficulté incomparable où il n’a pas été ridicule. Rappelons que presque tous les grands cracks qui ont marqué le circuit de la compétition poney internationale n’ont pratiquement jamais brillé à ces championnats lors de leur première participation. Cependant, notre métier n’est pas d’exploiter des étalons en sport, mais de rentabiliser leur achat ou leur location, afin de pouvoir continuer de nous développer et proposer aux éleveurs toujours davantage d’étalons d’élite. Aussi Mac Geyver N est-il loué cette saison à Claire Mius, une ancienne cavalière de D2 à qui il ne restait plus qu’un an à poney et à qui il permet d’attaquer directement les CSIP et de préparer sa prochaine saison avec son bon étalon cheval de junior. Mac Geyver ne fera donc peut-être pas d’éclat au plus haut niveau, mais il continuera de prouver ses qualités évidentes de mental, de souplesse et de moyens. Par ailleurs, son modèles, ses allures et ses jeunes produits allemands nous rendent très confiants en ce qui concerne l’emprunte qu’il pourrait laisser dans l’élevage français.
En Jimmerdor et Kaliméro, vous évoquez des étalons de votre catalogue Espoirs. Ce ne fut qu’un succès mitigé en termes de nombre de saillies effectuées, non ?
C’est exact. Mais nous nous sommes en réalité très vite rendu compte que nous avions eu tort de choisir de trop jeunes poneys, de 3 ou 4 ans, que personne n’avait jamais vus, aussi qualiteux soient-ils. Donc pour certains, nous n’avons finalement même pas demandé de carnet de saillie et plutôt orienté les demandes à leur endroit vers nos Elite. Ainsi, nous avons dores et déjà décidé de ne plus proposer les deux plus jeunes de ce catalogue. Notez cependant que nous avons enregistré bien davantage de demandes pour eux à l’étranger.
Y a-t-il de nouveaux Espoirs pour le catalogue 2005 ?
Oui, il y en a deux nouveaux.
Le premier est Impérial du Blin, un Connemara alezan qui lui aussi a fait sensation avec sa cavalière Syndi Rigaut, lors du dernier championnat de France Grand Prix Elite dont il a pris la 10ème place. Le couple a encore besoin de prendre de la maturité et n’est pas encore à l’abri d’incompréhensions mutuelles, mais le poney a définitivement montré des qualités assez exceptionnelles en parcours.
Quant au second, c’est le jeune Connemara irlandais Gentle Dancer dont l’importation en France a fait pas mal parler de lui au sein de la communauté française du poney Connemara du fait de ses atouts intéressants que beaucoup d’éleveurs ont pu apprécier au Salon du Cheval et du Poney.
En marge de ces reproducteurs, ni nouveau ni Espoir, le petit gallois Whatton Copper Beech, que nous avons acheté aux Pays-Bas en mars 2004, ne doit pas être oublié : c’est vraiment ce que l’on peut trouver de mieux en Welsh B aujourd’hui en France. Transmettant notamment une locomotion hors du commun, ce père du célébrissime étalon Welsh Pony Constantin ne saillira plus chez nous que quelques ponettes sélectionnées en raison de son grand âge.
Je rappelle que pour tous ces étalons, les éleveurs peuvent trouver des informations précises et des photos dans leurs fiches techniques sur notre site Internet, régulièrement remises à jour et complétées, et également dans notre catalogue 2005.
Sur le forum de votre site Internet, il y a eu pas mal de polémique sur la fertilité de vos étalons en IAC…
Vous parlez de Dexter et de Golden Dancer – car pour les autres, la semence congelée est très bonne voire excellente à l’instar de celle de Kantje’s Ronaldo, Linaro, Jimmerdor, Mac Geyver et Heliot dont nous parlerons plus loin.
En ce qui concerne Dexter, face à quelques juments persistant à rester vides, quand d’autres praticiens obtenaient un résultat positif avec une dose et demi voire une dose, j’ai été obligé de publier les pourcentages de mobilité des spermatozoïdes des éjaculas (ce qui ne m’a d’ailleurs gêné en aucune manière, puisque nous avons même désormais adopté le principe de les publier systématiquement dans les fiches techniques de chacun de nos étalons proposés en IAC), qui se situent entre 35 et 45% donc parfaitement dans les normes réglementaires répondant au protocole des Haras nationaux.
Nous croyons bon de rappeler qu’il est nécessaire de faire appel à un vétérinaire spécialisé en gynécologie équine qu’il convient de prévenir de la limitation du stock des doses. Bien entendu, malgré toutes les précautions prises, c’est une technique de reproduction qui ne sera jamais aussi performante que la monte en liberté dans un troupeau ! Inversement, nous avons toujours des histoires à succès qui prouvent que le risque vaut la peine d’être pris. Puis la congélation de semence et l’IAC ne sont pas des sciences exactes : par exemple, la semence de Sympatico, qui est très correcte mais pas sensationnelle, marche pourtant de façon exceptionnelle.
Et Golden Dancer ?
Pour Golden Dancer, le problème est différent. C’était la première année que sa semence était congelée, et en dehors de notre contrôle puisque c’était en Allemagne. Les données relatives aux doses, certifiées par l’université d’Hanovre, étaient bien entendu conformes aux normes européennes et donc au protocole des Haras nationaux. Le fait est que sur les neuf juments inséminées en France, aucune n’a rempli et que certaines doses étaient apparemment de qualité insuffisante. Nous ne pouvons l’ignorer. Maintenant, le propriétaire de l’étalon prétend que la semence a fonctionné dans d’autres pays… Pour autant, nous avons décidé de ne pas maintenir ce formidable étalon de dressage à notre catalogue. Mais le Syndicat Linaro a toujours su se montrer compréhensif à l’égard de ses clients fidèles.
Vous abandonnez donc le petit marché du dressage en France après ce premier essai ?
Non, mais nous n’avons pas pu conclure d’accord à temps, pour le début de la saison de monte 2005, pour les autres projets que nous avions initiés. Or nous ne voulons que la crème de l’élevage allemand, le très bon ne nous intéressant pas, malgré la tentation d’arrangements aisés avec les propriétaires d’étalons en vue.
J’ai entendu dire que le Syndicat Linaro se lançait dans l’élevage ? ! !
Oui, nous nous sommes rendu compte que 29 étalons n’étaient pas suffisants pour faire des poulains ! Trêve de plaisanterie, nous avons effectivement acheté deux poulinières, deux grands-mères ! Mais figurez-vous que nous n’avons pas choisi n’importe lesquelles…puisqu’il s’agit d’une part de Lizette, la mère du champion d’Europe en titre, pleine du père de ce dernier, qui plus est issue sans doute de la meilleure souche New-Forest du monde qui soit, et d’autre part d’Identity en personne, la meilleure ponette internationale de tous les temps avec Colton Maesltrom : la jolie grisette compte cinq participations aux championnats d’Europe, deux places de vice-championne d’Europe en individuelle en 1995 (Achselschwang - Allemagne) et en 1996 (Barthahus - Danemark), une médaille de bronze toujours en individuel à Hartpury (Grande-Bretagne) en 1997, une médaille d’or par équipe aux championnats d’Europe de 1995 et est sans doute détentrice du plus grand nombre de victoires en Grand Prix internationaux (pas moins de 7). Espérons que nous parviendrons à lui faire avoir un poulain, ce qui n’est pas toujours aisé pour les très grandes athlètes…
Et à qui allez-vous adressez ces deux grandes dames en 2005 ?
Lizette ira encore une fois à Watershof Pretendent, car nous aimerions garder un propre frère ou une propre sœur de Mister Amantilano – or le poulain 2005 est dores et déjà promis à un Britannique. Pour ce qui concerne Identity, notre choix portera sur un étalon disponible en monte naturelle et très probablement sur Casper (cf. encadré)… à moins que nous n’options pour Réal des Granges.
Propos recueillis par Julia de Pons.
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Les nouveautés de la saison 2005
Outre la reconduction du partenariat avec les Haras nationaux à qui le Syndicat Linaro confiera Aron, Glenn, Linaro et Rasmus, la nouveauté essentielle de 2005 réside dans l’enrichissement du catalogue Elite par l’arrivée de neuf nouveaux étalons…
L’achat de Casper en novembre dernier est un événement pour l’élevage français. C’est effectivement la toute dernière star du Syndicat Linaro qui devrait faire une sérieuse concurrence à Linaro. Poney de Selle Néerlandais âgé de 18 ans, toisant 1.46 m, Casper est un étalon que le Syndicat Linaro suit depuis plusieurs années car il avait produit le célèbre gagnant international Balou et plusieurs autres très bons poneys de sport. Ces toutes dernières années, il s’est imposé comme le meilleur père en Europe de poneys de CSIP, avec son homologue néerlandais Kantje’s Ronaldo. Aux derniers championnats d’Europe en Pologne, il comptait ni plus ni moins que trois produits dans la discipline du CSO – phénomène jamais observé dans toute l’histoire de ces championnats. Longtemps les dirigeants du Syndicat Linaro n’ont même pas osé imaginer pouvoir acquérir ce père tout à fait confirmé, quasiment chef de race aux Pays-Bas, père de nombreux étalons, d’une multitude de pouliches primées et de très nombreux gagnants en CSO et en dressage. C’est donc une formidable opportunité pour les éleveurs français et plusieurs propriétaires de juments de renom l’ont dores et déjà retenu pour leurs poulinières.
Le second étalon est Mac Geyver N, déjà évoqué dans l’interview.
C’est ensuite Heliot de Blonde, un autre membre du Top 20, qui rejoint également le catalogue Elite et qui sera proposé en IAC. « Cette nouveauté nous fait plaisir à plus d’un titre », déclare Marine Guérillon-Dorguin. « D’abord il s’agit d’un Poney Français de Selle issu d’un très bon élevage aux souches suivies ; ensuite c’est avec l’aide de son naisseur Christian Morel que nous sommes rentrés en contact avec son propriétaire suisse, Christian Schottas, l’entraîneur national de l’équipe helvète de CSO, et enfin il s’agit d’un croisement poney x cheval ». Sa semence congelée est par chance d’excellente qualité.
Puis le groupement a acquis mi-décembre le New-Forest néerlandais Watershof Pretendent, le père du célèbre Kantje’s Ronaldo et du champion d’Europe individuel de CSO en titre, Mister Amantilano. Presqu’en même temps, il est également devenu propriétaire d’une ancienne star de la compétition de haut niveau, l’étalon Poney Français de Selle Réal des Granges, 5ème du championnat de France de Grand Prix en 1995 et finaliste individuel des championnats d’Europe d'Achselschwang en Allemagne la même année. Poney très énergique à la puissance phénoménale, Réal montrait en outre une technique rare chez les poneys et qui plus est une belle locomotion au trot.
Pour continuer, le Syndicat Linaro a fait congeler en France la semence du meilleur père de gagnants de Suède : le Connemara Poetic Justice, grand Irlandais isabelle qui peut tout simplement être défini comme une machine à fabriquer des sauteurs.
Ensuite, le Syndicat vient de signer avec ses propriétaires suisses un contrat exclusif d’achat des paillettes de Machno Carwyn.
Enfin, les deux dernières recrues sont des petits chevaux. Le premier est le Cheval de Selle Suédois Minotauros, un étalon auquel nous nous intéressons depuis des années et qui sera distribué en IAC. Superbe petit modèle d’1.54 m, agréé dans son pays d’origine uniquement pour produire en poney (comme Welcome Sympatico au départ), il a concouru de belles façons dans des épreuves jusqu’à 1,45 m et sa production en poney, que nous avons eu l’occasion de juger sur place en Suède, confirme tous ses atouts de père. C’est une excellente alternative à notre petit Hanovrien. Le second est le petit Anglo-arabe français Turcoman d’1,56 m que nous avons enfin pu intégrer dans notre catalogue. Cheval de classe A, il a montré du génie sur les barres, avec notamment une très bonne technique de saut. C’est un tout bon, que la congélation de sa semence va enfin rendre largement accessible aux éleveurs de poneys orientés vers le sport de haut niveau…et pourquoi pas aux éleveurs d’Anglo-arabes.
Sinon, nous travaillons déjà pour les saisons de monte suivantes, certaines propriétaires ou étalonniers étant difficiles en affaire…
J. de Pons
février 2005
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